Politics

des centaines de personnes manifestent leur soutien à l’armée et la junte


Plusieurs centaines de Maliens se sont rassemblés vendredi à Bamako pour soutenir la junte, l’armée et la coopération militaire avec les Russes, dénoncée par les Occidentaux, ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

“Oui à la coopération avec Moscou, oui à la junte et à l’armée malienne” : tel est le message scandé par plusieurs centaines de Maliens brandissant pancartes, banderoles et drapeaux russes lors d’une manifestation qui s’est tenue vendredi 13 mai à Bamako, selon des journalistes de l’AFP présents sur place. 

 

Les différentes organisations qui avaient appelé à se rassembler sur la place de l’Indépendance avaient aussi en ligne de mire, pour certaines, les sanctions ouest-africaines toujours en vigueur contre le Mali et la présence sur le territoire malien des milliers de Casques bleus de la mission de l’ONU (Minusma) dont le mandat est soumis à renouvellement en juin.

 

“À bas la France, la Minusma, et la Cédéao”

 

En milieu d’après-midi, la mobilisation était très éloignée de la manifestation de masse organisée le 14 janvier contre les sanctions ouest-africaines. Les autorités dominées par les militaires qui ont pris le pouvoir en août 2020 invoquent volontiers cette manifestation comme la preuve de leur légitimité.

 

Le retrait de la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, et l’appel à l’aide à la Russie figuraient alors parmi les principales demandes des manifestants.

 

La France et ses alliés européens ont depuis lors annoncé leur retrait après des mois de dégradation diplomatique. Les Russes, mercenaires de la société privée Wagner selon les Occidentaux ou instructeurs déployés en vertu d’une légitime coopération entre États selon les autorités maliennes, se sont au contraire faits de plus en plus présents.

 

 

Parmi les drapeaux russes brandis par les manifestant était déployée une banderole “A bas la France, à bas la Minusma, à bas la Cédéao”, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest qui fait pression sur les colonels pour qu’ils rendent le pouvoir aux civils plus rapidement qu’ils ne l’entendent.

 

“La France est partie”

 

Les manifestants se sont surtout ralliés autour de leur armée et contre les sanctions ouest-africaines. “Parce qu’aujourd’hui, c’est l’armée notre espoir, et (même) notre unique espoir”, a dit Bakary Diarra, 37 ans et membre d’une organisation de jeunes.

 

“Oui, la France est partie. Maintenant, que peut faire le Mali, c’est aussi de ça qu’il s’agit”, disait Awa Camara, de la Ligue des musulmanes. “Nous souhaitons que Dieu montre le chemin de la sagesse à la Cédéao, à l’Union africaine et à la communauté internationale pour que le Mali sorte de cette situation”, a dit Gabriel Coulibaly, membre d’une organisation de jeunes chrétiens. En attendant, “nous sommes Maliens, nous soutenons l’armée”.

 

Les autorités revendiquent une montée en puissance difficilement vérifiable contre les jihadistes qui sévissent dans le pays depuis 2013. Le pays est par ailleurs plongé dans une crise économique profonde dont l’embargo sur les transactions commerciales et financières imposé par la Cédéao aggrave les retombées.

 

 

 



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.